PRINCIPES TIRES DE LA VIE DU CALIFE ALI (656-661)

« Le monde et la religion seront préservés aussi longtemps que les quatre éléments suivants seront préservés : tant que les riches ne sont pas avares vis-à-vis de ce qu’ils possèdent ; tant que les savants agissent selon ce qu’ils savent être vrai ; tant que les ignorants ne s’enorgueillissent pas de ce qu’ils ne savent pas ; et tant que les pauvres ne préfèrent pas la vie de l’autre monde à celle d’ici-bas. »

‘Ali eut le privilège d’être né dans le quartier où se situe la Ka’ba. Sa famille était très nombreuse. Aussi, dès l’âge de cinq ans, il fut élevé dans l’entourage du Prophète (pbsl), profitant même de sa compagnie avant même que son apostolat prophétique ne fut annoncé. En conséquence, ‘Ali fut préservé des habitudes liées à l’Âge de l’ignorance et devint le premier enfant qui accepta le message du Prophète Muhammad (pbsl).

Après avoir reçu la révélation, le Prophète (pbsl) avait l’habitude de visiter les foires autour de La Mecque, où les gens s’assemblaient pour effectuer le pèlerinage à la Ka’ba, dans le but de les inviter à la voie de l’islam. Lors de ces occasions, il prenait avec lui soit ‘Ali soit Abû Bakr. Quand le Prophète (pbsl) ne prenait pas ‘Ali avec lui, celui-ci allait directement à la Ka’ba et défigurait les idoles qui s’y trouvaient.

‘Ali a joué un grand rôle lors de l’Hégire, l’Emigration du Prophète (pbsl). Lorsque Muhammad (pbsl) quitta secrètement La Mecque pour Médine, ‘Ali dormait à ce moment dans son lit, détournant ainsi l’attention des idolâtres qui avaient prévu d’assassiner le Prophète Muhammad (pbsl) en étant à l’affût devant sa maison.

Au moment de quitter La Mecque, c’est à ‘Ali que le Prophète (pbsl) avait confié les objets de valeur qu’on lui avait laissés, de sorte que c’est ‘Ali lui-même qui fut habilité à les rendre à leurs propriétaires légitimes. Après avoir rempli cette mission, ‘Ali partit aussi pour Médine. Ce fut un voyage difficile. Il marchait la nuit et se reposait le jour. Cependant, il rejoignit le Prophète (pbsl) à Médine sain et sauf.

Lors de la seconde année de l’Hégire, ‘Ali se maria avec Fatima, la fille du Prophète (pbsl), et devint ainsi son gendre. Il vécut en compagnie de Fatima une vie de dévouement et d’engagement. Des deux naquit une lignée de onze éminents descendants du Prophète (pbsl). Cette lignée fut appelée « Ahl al-Bayt », les Gens de la Maison. Tous furent des figures significatives du soufisme (tasawwuf).

Le Maître de l’Abondance

Elevé dans le sein du Prophète (pbsl), ‘Ali n’a jamais été enclin aux affaires du monde. Par conséquent, sa vie a été un exemple de solidarité islamique et d’altruisme.
Le Prophète (pbsl) dit un jour : « Quand Allah bénit son serviteur, il ouvre à celui-ci la voie pour servir l’humanité. » (Suyuti, II, 4/3924)

Réfléchissant à propos de cette grande faveur divine, ‘Ali répondit : « Il existe deux bénédictions, et je ne peux pas affirmer laquelle me rend plus heureux. La première, c’est quand quelqu’un vient à moi pour recevoir quelque aide dans l’espoir que je lui donne ce qu’il veut de moi. La seconde, c’est quand Allah aide cette personne à travers moi. Je préfère venir en aide à un musulman qu’à un monde fait d’or et d’argent. »

Un jour, ‘Ali dit à sa noble épouse Fatima : « Je meurs de faim. Avons-nous quelque chose à manger ? » Fatima lui répondit par la négative, mais qu’ils possédaient en tout et pour tout six dinars. ‘Ali prit cet argent et s’en alla au bazar. En y allant, il entendit un homme faire des reproches à un autre. Le premier exigeait du second qu’il lui payât ce qu’il lui devait et le menaçait de le traîner devant les tribunaux. L’emprunteur demanda un peu plus de temps au prêteur, mais ce dernier rejeta son pourvoi.

‘Ali les interrompit et leur demanda : « Pour quelle somme vous battez-vous ainsi ? » Ils répondirent tous deux : « six dinars. » Sur ce, ‘Ali donna au prêteur les six dinars qu’il possédait et retourna chez lui sans n’avoir rien apporté. Sur le chemin du retour, il se demanda ce qu’allait bien lui dire Fatima. En fin de compte, il se dit à lui-même : « Elle ne sera pas en colère contre moi. Elle est la meilleure des femmes, et la fille du Prophète ! Elle va certainement être tolérante par rapport à ce que j’ai fait. »

Quand il raconta à Fatima ce qui s’était passé, elle lui répondit ceci : « C’est une action noble. Qu’Allah soit loué ! Tu as sauvé un musulman de l’emprisonnement. Allah nous suffit. » Elle était bouleversée malgré que leurs enfants pleuraient de faim. ‘Ali sentit son état et était lui-même bouleversé. Il se rendit alors chez le Prophète (pbsl), désireux d’oublier ce qui s’était produit auparavant et d’entrer dans sa présence spirituelle.

Sur le chemin menant à la maison du Prophète (pbsl), il vit passer un homme accompagné d’un chameau. L’homme l’interpella et lui dit : « Je vends ce chameau. Souhaites-tu l’acheter ? » ‘Ali lui répondit qu’il n’avait pas l’argent nécessaire pour l’acheter. L’homme néanmoins continua de le presser et ‘Ali finalement acheta l’animal pour cent dinars, à crédit. Puis il reprit son chemin.

Comme il continuait son chemin, un autre homme s’approcha de lui et lui offrit de lui acheter le chameau. Il proposa à ‘Ali trois cents dinars et l’affaire fut conclue. Avec une partie de l’argent de la vente du chameau, ‘Ali acheta de la nourriture et rentra chez lui. Il raconta à Fatima ce qui s’était passé ; ils mangèrent, nourrirent les enfants et remercièrent Allah.
Ensuite, ‘Ali se rendit chez le Prophète (pbsl) qui lui demanda : « Ô ‘Ali ! Sais-tu qui t’a vendu le chameau et qui te l’a racheté ? » ‘Ali répondit : «  Allah et Son Messager le savent mieux. » Le Prophète (pbsl) lui dit alors : « Le vendeur, c’était l’ange Gabriel et l’acheteur était l’ange Israfîl, celui qui sonnera la trompette de la convocation au Jour dernier. Ce chameau est venu du paradis. Tu as aidé un musulman dans la détresse et Allah t’a rendu en retour beaucoup plus que ce que tu as donné au départ. Nul ne sait ce qu’Il te donnera dans l’au-delà. »
***
‘Ata rapporte ce récit relaté par Ibn ‘Abbâs :

[quotes class= »none »]« ‘Ali avait consenti à irriguer un verger de dattiers en échange d’une certaine quantité d’orge une fois le travail accompli. Au matin, il récupéra son dû et retourna chez lui. Avec un tiers de l’orge obtenu, la famille prépara un repas nommé « hazira ». Dès que le repas fut prêt, un pauvre homme nécessiteux vint à leur porte, quémandant quelque chose à manger. (Sans hésiter) ‘Ali et Fatima lui offrirent leur repas. Ils préparèrent un autre repas avec un autre tiers de l’orge obtenu. Dès que le repas fut prêt, un orphelin se présenta devant leur porte et leur quémanda quelque chose à manger. (Sans hésiter) ils offrirent leur repas à cet orphelin. Puis ils préparèrent un autre repas avec le dernier tiers d’orge. Dès que le repas fut prêt, un prisonnier de guerre se présenta devant leur porte et leur quémanda quelque chose à manger. (Sans hésiter) ils offrirent leur repas au captif et passèrent le reste de la journée affamés. »[/quotes]

Une autre version de ce récit mentionne que l’action se déroule pendant le mois de Ramadan. Trois jours de suite, le couple offrit gracieusement la nourriture qui devait leur servir à rompre leur jeûne, successivement à un pauvre nécessiteux, un orphelin et un prisonnier de guerre. C’est avec un peu d’eau que ‘Ali et Fatima rompirent leur jeûne. C’est en relation avec cet acte noble que les versets coraniques suivants auraient été révélés :

« (…) et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, (disant) : ‹C’est pour le visage d’Allah que nous vous nourrissons : nous ne voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique›. Allah les protégera donc du mal de ce jour-là, et leur fera rencontrer la splendeur et la joie (…) » (Coran, Al-Insan, 76/8-11)
En raison de sa noble moralité, le Prophète Muhammad (pbsl) lui donna le titre de « Maître de l’Abondance ».

Le Lion Victorieux d’Allah

‘Ali ne se distinguait pas seulement par sa générosité et sa connaissance approfondie, mais aussi par son courage exceptionnel. Il a pris part à pratiquement toutes les luttes armées appelant à la survie de l’islam et est devenu célèbre en tant que figure héroïque dans chaque bataille qu’il a menée. Il n’a manqué qu’une seule campagne, celle de Tabûk. Le Prophète (pbsl) lui avait demandé de ne pas y participer pour veiller sur la communauté et les membres de sa famille à Médine. Cette décision avait bouleversé ‘Ali. Il s’en plaignit de la sorte : « Ô Prophète ! Me laisses-tu en retrait pour que je prenne soin des femmes et des enfants ? »
Le Prophète (pbsl) lui répondit par ces paroles réconfortantes : « Tu es pour moi dans la même situation que celle qu’a vécue Aaron et Moïse, sauf le fait qu’il n’y aura plus de prophète après moi. »

C’était la coutume des Arabes de faire avancer leurs plus valeureux guerriers pour un combat singulier, comme un prélude à l’engagement des deux armées dans la bataille. Le Prophète (pbsl), en règle générale, demandait à ‘Ali d’entreprendre de tels combats singuliers. Grâce à la volonté d’Allah, il vainquit tous ses adversaires et fut largement connu sous le titre de « Lion Victorieux d’Allah ».

Les performances héroïques de ‘Ali prirent indubitablement racine dans l’inspiration spirituelle du Prophète (pbsl). Car Muhammad (pbsl) a dit un jour : « Le fortn’est pas celui qui terrassecesadversaires, maisc’est celui quisemaitrisedanssa colère. » ‘Ali est certes un bon exemple de vrai guerrier tel que le souligne le Prophète (pbsl). Il vécut une existence dans laquelle il a toujours triomphé de son ego.

Au cours d’une bataille, ‘Ali était sur le point de tuer un soldat de l’armée des idolâtres. Alors que celui-ci était proche de la mort, il lui cracha au visage. ‘Ali s’arrêta net, posa son épée et dit à l’homme de se lever et de s’en aller. Le soldat fut étonné et demanda à ‘Ali la raison de ce geste. Bien qu’il fût détenteur de tout pouvoir et essuyât moult insultes, il était en train d’offrir une autre chance à son adversaire. ‘Ali lui répondit : « Nous effectuons deux sortes de bataille : la première va à l’encontre des adorateurs d’idoles comme vous et la seconde est livré contre nos bas instincts. Cette bataille exige que nous contrôlions nos passions. J’ai combattu contre toi pour l’amour d’Allah. Lorsque tu m’as craché au visage, cela m’a mis en colère. Si je t’avais tué à ce moment-là, je n’aurais satisfait que ma propre colère et mon ego aurait triomphé de moi. C’est la raison pour laquelle je t’ai libéré. Car j’ai gagné la grande bataille, la bataille contre mon propre moi. Être un esclave entre les mains de son ego représente un plus grand danger pour les musulmans que de combattre les idolâtres. »

Grâce à cette réponse, ‘Ali leva le voile du cœur du soldat ennemi. Ce dernier fut éclairé par la foi et embrassa l’islam. Plus tard, ce tout-nouveau musulman prit part à de nombreuses batailles au côté de ‘Ali. Il suivit son enseignement, différenciant soigneusement la colère pour l’amour d’Allah de celle destinée à satisfaire ses passions. Il fit de la lutte contre son ego une priorité par rapport à la lutte contre tout autre ennemi.

‘Ali fut un guerrier héroïque et, en même temps, marqué par un engagement spirituel conséquent et une profonde dévotion. Au cours d’une bataille, il reçut une flèche dans la jambe. Ses partisans tentèrent de la lui retirer, mais ‘Ali ne put supporter l’opération parce que la douleur était trop vive. Finalement il leur dit : « Permettez-moi de me tenir en prière. Quand je serai parvenu au milieu de ma prière, vous ôterez alors cette flèche qui est enfoncée dans ma jambe. »
Ils suivirent ses instructions et ôtèrent la flèche facilement. Quand ‘Ali acheva sa prière, il leur demanda s’ils avaient réussi l’opération ! L’action de la prière avait enlevé toute trace de douleur. Parce que, ordinairement, il avait l’habitude de prier comme s’il avait déjà quitté ce monde.

De la Ka’ba à la mosquée de Kufa

‘Ali fit de son mieux pour aider les califes qui gouvernèrent la communauté après la mort du Prophète (pbsl). Il se joignit à leurs conseils et les aida à prendre les bonnes décisions.
Lui-même fut nommé calife par les Compagnons du Prophète (pbsl) après l’assassinat de ‘Uthman, le troisième calife. L’un de ses premiers actes administratifs fut de transférer la capitale de Médine à Kufa parce qu’il ne voulut pas que Médine, la cité illuminée du Prophète (pbsl), fut le théâtre de conflits politiques. Sa décision était correcte, car son califat allait connaître la guerre civile (souvent appelé al-Fitna : « l’Epreuve ») et jusqu’à la fin de sa vie il y eut des troubles politiques à Kufa.

Une fois ses partisans le supplièrent : « Ô Commandeur des Croyants ! Laisse-nous te protéger ! »

Ce à quoi il répondit : « Il n’y a pas de meilleur garde que la mort. » Il fut finalement tragiquement assassiné par un ancien partisan, un extrémiste politique.
Quelques jours avant sa mort, ‘Ali perdit tout appétit. Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne mangeait pas, il répondit : « Je veux mourir de faim. » Peu de temps après, il fut frappé à mort par une épée empoisonnée alors qu’il dirigeait la prière du matin. Il était âgé de 63 ans, le même âge que le Prophète (pbsl) lorsqu’il mourut.

Alors que ‘Ali était en train d’agoniser, Jundab ibn `Abdullah lui dit : « Ô Commandeur des Croyants ! Qu’Allah te sauve pour nous. Mais si tu nous quittes, nous ferons allégeance à ton fils Hasan. »

Avec une grande perspicacité, ‘Ali prit la position qu’Abû Bakr avait prise avant lui : « Je ne peux te dire si oui ou non il faut rendre cet hommage à Hasan. Vous savez mieux ce qui vous regarde que moi. »

Il donna ensuite les conseils suivants à ses fils Hasan et Husayn : « Je veux que vous vous consacriez à la voie d’Allah. Ne pleurez pas sur le passé. Dites tout le temps la vérité. Suivez les instructions énoncées dans le Livre d’Allah. Soyez l’ennemi des oppresseurs et l’ami des opprimés. Ne permettez pas que l’on vous offense par des mots de condamnation concernant les règles de la religion. »

Après avoir délivré ce testament spirituel, il énonça la profession de foi et rendit le dernier soupir. Il ferma les yeux pour toujours dans une salle de prière que lui-même avait d’abord ouverte près de la Ka’ba, dans l’enceinte même où il est né.

Mu’awiya, qui avait toujours contesté ‘Ali pendant son califat et qui avait introduit la guerre civile, devint à son tour le cinquième calife. La communauté musulmane entra dans une nouvelle phase. Plus tard, Mu’awiya se repentit de la manière dont il avait agi et annonça publiquement ses regrets. « J’aurais aimé avoir vécu comme un homme ordinaire de Quraysh, dit-il, dans la vallée de Dhi-Tuwa, et n’avoir jamais été impliqué dans la politique. »

Junayd al-Baghdadi, le grand mystique de l’islam, fit la remarque suivante : « Si ‘Ali n’avait pas été forcé à passer plus de temps sur les champs de bataille, il nous aurait davantage appris sur les sciences coraniques. Il est le maître des savants. Il a donné la parole à des idées que nul jusqu’à présent n’a pu réaliser. »

Voici quelques-unes des paroles de sagesse énoncées par ‘Ali et qui nous invitent à suivre ses principes de vie.

Quelques paroles de sagesse énoncées par ‘Ali

« Apaisez votre âme par quelques paroles de sagesse, car les âmes se fatiguent et s’affaiblissent, de même que les corps. »


« Il n’y a aucun bien dans la prière sans crainte d’Allah, dans le jeûne sans s’abstenir de bavarder, dans la lecture du Coran sans réflexion, dans l’apprentissage sans agir en conséquence, dans la richesse sans la charité, dans la compagnie sans offre d’aider dans le besoin, dans les bénédictions sans gratitude, et dans l’invocation sans sincérité. »


« Les gens sont opposés à ce qu’ils ne savent pas. »


« Le paradis est pour le généreux, tandis que l’enfer est pour l’ignorant. »


« Les ignorants ne seront pas interrogés sur ce qu’ils n’ont pas appris jusqu’à ce que les savants soient interrogés sur ce qu’ils n’ont pas enseigné. »


« Quiconque aspire au paradis poursuit les bonnes œuvres. Quiconque craint le Feu retient ses passions. Quiconque prend la mort au sérieux se passe des désirs de son ego. Quiconque est conscient de la façon dont fonctionne le monde sait quels en sont les obstacles. »


« La chasteté est la charité due à la beauté. »


« La générosité et la décence dans la religion sont les fruits d’un sens commun. »


« Plus d’intelligence signifie moins de discours. »


« Quiconque saisit qu’il sera interrogé pour ses paroles et ses actes parle moins, et pas du tout des choses qui ne le concernent pas. »


« Ne pas parler puis demander est préférable qu’à parler et puis se taire. »


« Ne prenez pas la peine de répondre à une accusation de base, parce que celui qui porte l’accusation est susceptible de répondre de bien pire manière. »


« Ne plaisantez pas avec les insensés, car ils sont capables de briser votre cœur avec leur langue empoisonnée. »


« Parlez aux gens dans une langue qu’ils peuvent comprendre. »


« Tout objet courbé a une ombre courbée. »


« Pensez en bien des serviteurs d’Allah. Si vous procédez ainsi, vous vous débarrasserez de nombreux fardeaux. »


« Celui qui ne suit pas la voie d’Allah, de Son Prophète et des amis d’Allah est destiné à ne recevoir aucun capital. La voie d’Allah, c’est de garder le secret. La voie du Prophète, c’est de gérer toute relation en arborant un bon comportement. La voie des amis d’Allah, c’est d’accepter les problèmes qui viennent des gens. »


« Si vous voulez devenir bons amis avec quelqu’un, passez d’abord quelques temps avec lui. S’il sympathise avec vous après que vous ayez passé du temps ensemble, établissez une relation avec lui. »


« Une personne dont le cœur est occupé par la haine ne peut accomplir de bonnes œuvres, parce qu’aucun cœur n’est assez vaste pour contenir deux préoccupations opposées. »


« Un musulman doit toujours sourire même si son cœur est triste. »


« La bénédiction éternelle n’est seulement possible que lorsque l’on meurt remis (et abandonné). »


« Comment le fils d’Adam peut-il se développer arrogant ? Son début est une goutte de liquide et sa fin un cadavre. Il ne peut ni créer ses propres conditions ni échapper à l’extinction. »


« La vie est faite de deux jours seulement. Un jour est pour vous ; l’autre jour est contre vous. Ne vous faites pas du tort quand le jour est pour vous, et ne pleurez pas quand il est contre vous. »


« Aujourd’hui est le jour pour faire de bonnes œuvres. Demain sera le jour pour en rendre compte. Il n’y aura alors aucune possibilité qu’il y en ait d’autres par la suite. »


« Chaque souffle est une étape vers la mort. »


« Tant le monde et la religion seront préservés aussi longtemps que les quatre choses suivantes seront préservées : tant que les gens riches ne sont pas avares de leur richesse ; tant que les gens instruits d’une chose agissent en conformité avec ce qu’ils savent être vrai ; tant que les ignorants ne se glorifient pas de ce qu’ils ne savent pas ; et tant que les gens pauvres ne préfèrent pas la vie de ce monde à la vie future. »


« Comme c’est beau lorsque le riche s’humilie devant le pauvre, espérant la récompense d’Allah ! Mais le pauvre fait un travail encore meilleur en se résignant à Allah, ce qui le rend indépendant du riche. »


« Être privé de quelque chose est meilleur que d’être redevable à quelqu’un. »


« La vertu est l’ornement de la pauvreté ; la gratitude est l’ornement de la richesse. »


« L’avarice rassemble en elle-même toutes sortes de mauvaises caractéristiques. »


« Si ta pauvreté s’accroît, tâche de faire une bonne affaire avec Allah en faisant l’aumône. Si ta richesse s’accroît, remercie-Le. Tâche de conserver les bénédictions d’Allah en Le remerciant en tout temps. »


« Le don de l’islam vaut mieux que toute la richesse du monde. L’engagement dans la religion vaut mieux que toute préoccupation mondaine. Les conseils concernant la mort valent mieux que les conseils liés à ce monde. »


« La connaissance est le meilleur des héritages. La décence est le meilleur des arts. La prière est le meilleur des investissements. Les bonnes œuvres sont le meilleur des mentors. Le bon caractère est le meilleur des amis. La douceur est le meilleur des assistants. La frugalité est la meilleure des possessions. La méditation sur la mort est la meilleure des protections. »


« Il n’y a pas de meilleur commerce que d’accomplir de bonnes actions ; pas de meilleur bénéfice que les conseils divins ; pas de meilleure dignité que l’humilité ; pas de meilleur honneur que la connaissance ; pas de meilleure chasteté que de s’abstenir de ce qui est péché ; pas de meilleur caractère que de rapprocher d’Allah ; pas de meilleure prière que d’effectuer les actes religieux obligatoires ; pas de meilleure intelligence que la prévoyance ; pas de meilleure vertu que la solidarité. »


« Voici les œuvres les plus difficiles, accomplies dans les temps les plus difficiles : pardonner lorsqu’on est en colère ; être généreux alors que l’on est dans le besoin ; se maîtriser lorsque personne ne fait attention ; dire la vérité aux gens lorsqu’on craint ou étant dans le besoin. »


« Si quelqu’un exagère de petits ennuis, Allah lui en exposera de plus grands. »


« Les possessions sont la matière première des passions. Les passions conduisent aux ennuis. La jalousie conduit les gens à s’épuiser inutilement. »


« Les envies et les attentes impérieuses de ce monde aveuglent même les gens prévoyants. »


« Votre valeur est égale à ce que vous désirez. »


« Celui qui devient esclave des désirs illimités de son ego est borné à faire de mauvaises actions. »


« Le prédestiné va à ceux qui ne s’y attendent pas. »


« Il n’y a pas de meilleur endroit pour votre âme que le paradis. Par conséquent, exploitez votre âme uniquement en vue du paradis. »


« Les amis d’Allah sont ceux qui peuvent voir l’intériorité de la vie tout en regardant son extériorité. »


« La foi d’un serviteur ne peut mûrir à moins qu’il ne fasse confiance à Allah plus que ce qu’il croit quel que soit ce qu’il a. »


Veuille Allah nous aider à saisir ces paroles de sagesse et à agir en conformité avec elles. Qu’Il veuille nous accorder l’amour des quatre califes, des plus proches amis du Prophète (pbsl) et nous unir avec eux le Jour du Jugement.
En effet, l’union avec nos compagnons de l’au-delà commence déjà ici-bas. Si nous nous lions d’amitié avec les plus nobles âmes de ce monde, nous allons sans aucun doute être proches d’elles dans le monde futur. Veuille notre Seigneur nous aider à acquérir la moralité des quatre califes bien-guidés. Qu’eux-mêmes intercèdent en notre faveur le Jour du Jugement Dernier !
Amin.

vu 1 706 fois

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>