PRINCIPES TIRES DE LA VIE DU CALIFE OMAR (634-644)

Avant d’embrasser l’islam, il était une figure typique de l’Âge de l’ignorance, doté d’un caractère sauvage et impitoyable. Après avoir reçu la foi comme une bénédiction, il devint altruiste, mesuré et scrupuleux en matière de loi. Son caractère dur et brutal se transforma en un caractère tendre et miséricordieux.

‘Omar a été un musulman exemplaire dans tous ses rapports et a résolument suivi la voie glorieuse du Messager d’Allah (pbsl).
Avant d’embrasser l’islam, il était une figure typique de l’Âge de l’ignorance, doté d’un caractère sauvage et impitoyable. Après avoir reçu la foi comme une bénédiction, il devint altruiste, mesuré et scrupuleux en matière de loi. Son caractère dur et brutal se transforma en un caractère tendre et miséricordieux.
En tant que calife, il fut une personne très responsable qui a toujours fortement maintenu la paix de la communauté musulmane. Il disait notamment : « Je crains qu’Allah ne me demande des comptes pour une simple brebis égarée dans l’Euphrate. »Le soir, il avait coutume d’aller dans les quartiers de la ville et porter des provisions sur ses épaules afin d’aider les orphelins et les nécessiteux. Son esprit n’était pas apaisé jusqu’à ce qu’il consolât les cœurs brisés, essuyât les larmes coulant des yeux et fasse sourire les gens démoralisés. Il était tellement conscient de ce qu’on lui avait confié qu’il travaillait dur, jour et nuit, pour remplir sa tâche. Pourtant, il n’a jamais été satisfait de ce qu’il accomplissait et n’a jamais été à l’aise non plus. Toutefois, il a toujours suivi le Prophète (pbsl) et a été reconnu comme un calife juste et louable, car sa responsabilité lui inspirait crainte et respect.

Il ne mourut pas de mort naturelle, mais suite à une agression perpétrée par un déséquilibré, il décéda consécutivement à ses blessures. Alors qu’il agonisait, on lui demanda de désigner un successeur. Il répondit à cela : « Dois-je même m’occuper de vous après ma mort ? Je n’espère aucune récompense pour avoir été votre calife. J’espère seulement que mes bonnes prestations de service pourront équilibrer mes mauvaises performances. Je serais heureux tant que je ne serai pas interrogé le Jour du Jugement ! »

Quand on lui suggéra de nommer son fils ‘Abdullah pour lui succéder comme calife, il déclara : « Dans une famille, un seul sacrifice suffit ! »
L’objectif principal de ce vénérable Compagnon avait été d’assurer le bien-être de la communauté musulmane. Il oublia ses propres soucis pour prendre les soucis de la communauté et se les approprier dans un effort de préoccupation constante. En cela, il suivit strictement l’exemple donné par le Prophète (pbsl). Il n’a jamais oublié la façon dont le Prophète (pbsl) a souffert et lutté pour réussir dans la voie d’Allah ; de ce fait, il suivit la voie sacrée du Prophète (pbsl) et réussit à trouver le bon chemin.

Son mode de vie ascétique

Le Prophète Muhammad (pbsl) avait l’habitude de dormir sur une simple natte de paille. Un jour, ‘Omar se mit à pleurer lorsqu’il aperçut sur le corps du Prophète (pbsl) les empreintes de la natte filandreuse. Quand le Prophète (pbsl) lui demanda la raison de ces pleurs, il répondit : « Ô Messager d’Allah ! Tout le monde sait que le roi de Perse et le roi de Byzance vivent dans le confort. Toi, tu mérites mieux qu’eux parce que ta fonction est plus importante que la leur. » Le Prophète (pbsl) lui dit alors : « Ne préférerais-tu pas ambitionner l’autre monde alors que ceux-là ambitionnent celui-ci ? »

La caractéristique la plus remarquable du califat de ‘Omar fut la vaste expansion de l’islam. La Péninsule Arabique, l’Egypte, l’Irak, la Palestine et ce qui représente aujourd’hui l’Iran, furent sous la protection de son gouvernement. La richesse des empires byzantin et perse commença à affluer à Médine et le niveau de vie de la communauté musulmane augmenta en conséquence. Pourtant, malgré cela, ‘Omar continua de maintenir le même style de vie qu’il avait suivi avant. Bien que son État augmentât en splendeur et que ses trésors furent conséquents, il continua à délivrer le sermon du Vendredi dans ses vêtements rapiécés. Il vécut ainsi humblement pour se protéger des sollicitations de son ego.

Au cours d’un évènement fameux, ‘Omar se rendit à Damas dans le but d’affermir le nouveau gouvernement islamique après la conquête de la Syrie et, pour l’occasion, fut accompagné que d’un seul valet et d’un seul chameau. En cours de route, il suggéra à son valet de monter sur le chameau à tour de rôle. Le valet refusa l’offre, prétextant que les gens seraient confondus. Pourtant, ‘Omar insista et fit monter l’homme sur le chameau. Lorsqu’ils pénétrèrent dans Damas, ce fut le valet qui était sur le chameau et le souverain qui marchait !

Cet évènement est un exemple concret du principe d’égalité en islam, un exemple qui est resté depuis des siècles dans l’esprit ordinaire de la communauté musulmane.
Bien qu’il ait gouverné un empire, il a toujours séparé ses fonds privés des fonds publics. Il avait l’habitude de s’endetter et d’être confronté à toutes sortes de difficultés. Il n’avait accepté pour vivre qu’une toute partie du trésor en guise d’allocation et s’en accommodait parfaitement. Il vécut une existence si humble que beaucoup de visiteurs ne croyaient pas qu’il était en effet le grand calife ‘Omar.

Certains notables parmi les Compagnons finirent par être agacés quant à sa position et voulurent lui augmenter son allocation. Son caractère était si remarquable qu’ils n’osèrent pas s’adresser directement à lui. Au lieu de cela, ils allèrent en parler à notre mère Hafsa, qui était de son état la veuve du Prophète vénéré (pbsl) ainsi que la fille de ‘Omar et lui demandèrent de soulever la question avec son père. Lorsque Hafsa en informa son père, celui-ci lui répondit d’un ton réprobateur. En effet, il avait vu le Prophète (pbsl) mourir de faim, n’ayant rien à se mettre sous la dent, ne serait-ce qu’une simple datte.

[quotes class= »none »]« Ô ma fille ! Comment le Prophète a-t-il pu vivre ? demanda-t-il. Hafsa répondit : « Il possédait juste ce dont il avait réellement besoin. » ‘Omar répliqua : « Mes deux amis et moi-même sommes comme trois voyageurs : le premier (le Prophète (pbsl) a atteint la place qui est la sienne ; le second (Abû Bakr) s’est joint au premier en suivant le même chemin ; quant à moi, en tant que troisième, je désire me joindre à eux. Si je suis surchargé, je ne serai pas capable de les rattraper ! Ne veux-tu pas que je sois le troisième voyageur sur cette voie ? » ‘Omar n’avait qu’un seul objectif en tête : plaire à Allah. Il était tellement rivé sur cet objectif qu’il ne s’est jamais senti vaincu par l’infortune et la difficulté : il possédait un courage indéfectible. Bien que le Prophète (pbsl) lui apportât de son vivant la bonne nouvelle du paradis, ‘Omar a toujours œuvré de manière à le mériter.[/quotes]

L’amour de ‘Omar pour le Prophète (pbsl)

Un jour, à l’époque du Prophète (pbsl), ‘Omar demanda à Muhammad la permission de se rendre en pèlerinage. Le Prophète (pbsl) lui répondit en souriant : « Ô frère ! Prie pour nous aussi ! » À cette annonce, ‘Omar fut rempli de joie. « Je fus enchanté par une telle approbation venant de sa part » dira-t-il. Par ailleurs, la moindre approbation venant du Prophète (pbsl) avait pour lui une valeur inestimable. L’exemple suivant met en évidence la profondeur d’affection de ‘Omar à l’égard du Messager d’Allah (pbsl) :
Il y avait un Compagnon nommé Ibn Firas et qui aimait beaucoup le Prophète (pbsl). En raison de cet amour, il désirait posséder quelque chose appartenant au Prophète (pbsl). Un jour, il vit le Prophète (pbsl) manger dans un plat et voulut ensuite garder ce dernier (en souvenir), aussi demanda-t-il à l’avoir. Le Prophète (pbsl), qui n’avait jamais rejeté une demande, lui donna le plat en question.

Par la suite, ‘Omar se rendit régulièrement chez Ibn Firas et lui demanda à chaque fois de ressortir le plat que le Prophète (pbsl) lui avait donné. Ayant saisi le plat, il y versait de l’eau de zamzamprovenant de la source sacrée à La Mecque. Puis, il buvait l’eau et s’en servait ensuite pour s’essuyer le visage et les mains. En fait, il estimait que ce plat avait été béni depuis que le Prophète (pbsl) l’avait touché.

‘Omar : le séparateur entre le vrai et le faux

L’un des noms de ‘Omar était al-Faruq, le séparateur (ou l’intermédiaire) entre le vrai et le faux (le juste et l’injuste, le bien et le mal…)
Allah dit dans le Coran : « Ô vous qui croyez ! Si vous craignez Allah, Il vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal)… »(Coran, Al-Anfal, 8/29) ‘Omar, dont le cœur était rempli de la crainte d’Allah, résolut en tout temps et avec justice tous les problèmes qui lui étaient soumis en extrayant le bien et le mal de leur contexte approprié. Même les premiers jugements qu’il avait rendus étaient connus pour leur cohérence grâce aux versets du Coran qui avaient été subséquemment révélés. Cette vertu propre à ‘Omar est mentionnée dans l’une des paroles du Prophète (pbsl) : « Allah le Très-Haut a doté la langue de ‘Omar avec ce qui est juste. »25 Le Prophète (pbsl) a dit aussi : « Il y eut au sein des communautés antérieures des individus qui furent sous l’emprise de l’inspiration divine. Si tel était le cas parmi mon peuple, ‘Omar le serait certainement. »

‘Omar était un homme déterminé et il exprima sa détermination à plusieurs reprises. L’exemple le plus frappant à ce propos fut en fait un véritable miracle accompli :
Un jour, ‘Omar délivra un sermon en chaire. Tout à coup il s’écria : « Vers la montagne, vers la montagne ! » Ces paroles n’avaient rien à voir avec le sujet du sermon. Mais dès qu’il eut prononcé ces mots, Sariya, son commandement en chef, était à ce moment même au cœur d’une bataille dans un lieu très éloigné. Plus tard, ce dernier rapporta qu’il avait entendu les paroles de ‘Omar : « Vers la montagne ! » À son ordre, son armée se replia vers la montagne et put de ce fait éviter une attaque de l’ennemi27.
Par la grâce d’Allah, ‘Omar a bénéficié de la bénédiction divine et est devenu une figure monumentale de la justice et pour la justice. En sa présence, les forces du mal n’avaient aucune chance d’attirer les gens dans le péché. Dans sa sphère d’influence, il n’y avait pas de place pour l’injustice et la cruauté. Le Prophète (pbsl), par conséquent, dit à ‘Omar : « Je jure par Allah le Tout-Puissant que si Satan te rencontrait, il marcherait sur un autre chemin. »

 

Les actes parlent plus que les paroles

‘Omar légua beaucoup de paroles sages pour guider les fidèles. Par exemple, il donna le conseil suivant : « Ne juge personne selon le nombre de ses prières ou de jours jeûnés. Juge selon qu’il dise la vérité (ou non), s’il garde ce qui lui est confié et respecte la différence entre ce qui est licite et illicite. »29
Ces paroles de ‘Omar démontre que la véritable prière et le véritable jeûne amènent forcément au renoncement à commettre le mal. En effet, la prière et le jeûne accomplis par une personne qui ne désire pas former son soi intérieur n’apporteront aucun avantage. Une telle prière et un tel jeûne ne recevront aucune bénédiction et ne seront donc pas à l’abri du mal et des erreurs.

‘Omar fit des reproches à certaines personnes qui avaient cessé de travailler pour vivre, disant : « Nous sommes le peuple qui mettons notre confiance en Allah. » Il leur dit aussi : « Vous n’avez nulle confiance en Allah, mais dans les biens d’autrui. Le vrai peuple de la confiance est celui qui plante ses graines, puis fait confiance à Allah. »30
Un homme vantait les louanges d’une certaine personne. ‘Omar lui demanda : « As-tu déjà voyagé avec lui ? As-tu déjà été son voisin? As-tu déjà échangé (quelques paroles) avec lui ? » L’homme répondit par la négative à toutes ces questions. Puis ‘Omar dit à l’homme : « Je jure par Allah que tu ne le connais pas. »31
Le point le plus important à mettre en évidence lorsque l’on juge quelqu’un est, comme nos ancêtres l’ont dit, que les actes soient plus éloquents que les paroles. Si nous édifions un caractère ferme et développions une personnalité spirituelle, le fait serait manifeste dans toute relation interpersonnelle ou dans toute autre entreprise, ainsi que dans ce que nous dirions. La qualité inhérente aux actions d’une personne a donc été pour ‘Omar le principe le plus important, principe qui l’a guidé à discerner l’approche de la vie qui le caractérisait le mieux.

Il disait : « Parmi les gens que je ne connais pas, celui que j’apprécie le plus est celui qui a une bonne réputation. Parmi les gens que je connais, celui que j’apprécie le plus est celui qui a un bon comportement. Parmi les gens que je suis amené à interroger, celui que j’apprécie le plus est celui qui dit la vérité. »

Une vie honorée par le Coran

‘Omar était très désireux de faire montre de respect envers le Coran. On dit qu’il lui fallut des années pour appliquer dans sa vie les principes cités dans la deuxième sourate du Coran, Al-Baqara. Quand il sentit enfin qu’il avait réussi à intérioriser ces principes, il égorgea un chameau afin de remercier Allah.
Il y eut en effet des paroles du Coran qu’il avait entendues chez sa sœur et qui l’avaient amené à embrasser l’islam. Après cela, il fit de son mieux pour saisir le sens du Coran et vivre sa vie en conséquence. Cette entreprise lui avait donné beaucoup de plaisir. Ainsi, il devint un adepte enthousiasmé du Coran et de la Sunna du Prophète (pbsl). Comme sa vie fut un modèle de sagesse islamique, il devint un modèle pour un grand nombre de musulmans.

Lorsque ‘Omar mourut, Abdullah ibn Mas’ud déclara tristement : « Neuf sur dix parmi les gens instruits sont maintenant partis. »
Quelques compagnons qui l’avaient entendu objectèrent : « Nous avons d’autres personnes instruites parmi nous ! »
Il leur répondit ceci : « Je faisais allusion à l’instruit qui possède la sagesse spirituelle ! »
A’icha parla en bien de ‘Omar aux Compagnons. Elle leur affirma ceci notamment : « Ornez vos cercles (de réunion) en adressant des paroles de respect envers le Prophète (pbsl) et en mentionnant ‘Omar. »
‘Omar interpréta avec sagesse la moralité éminente du Prophète (pbsl) et s’efforça avec constance de servir dans le chemin d’Allah. Voici quelques paroles de sagesse qu’il énonça.

Quelques paroles de sagesse énoncées par ‘Omar

« Il est plus facile de cesser de pécher que de continuer à se repentir. »
« Celui que j’aime le plus est celui qui m’avoue ses erreurs. »
« Celui qui parle le plus est celui qui fait le plus d’erreurs. Quiconque fait beaucoup d’erreurs perd son bon sens à leur propos. Celui qui perd son bon sens à leur propos ne réfléchit pas à deux fois à ce qu’Allah a interdit et permis. Le cœur d’une telle personne est considéré comme spirituellement mort. »
« Si ce n’était pas une prétention de connaître l’avenir, je témoignerais en faveur de cinq catégories de gens dignes du paradis : de pauvres gens qui ont beaucoup d’enfants, qui restent patients et remercient Allah ; une épouse qui satisfait son mari ; une épouse qui rend volontairement son cadeau de mariage à son mari ; un enfant qui satisfait ses parents ; et un pénitent sincère. »
« J’ai connu toutes sortes d’amis, mais je n’ai pas trouvé de meilleur ami que le fait de surveiller sa langue. J’ai connu toutes sortes de vêtements, mais je n’ai pas trouvé de meilleur vêtement que la chasteté et l’abstention des choses interdites. J’ai connu toutes sortes de richesses, mais je n’ai pas trouvé de meilleure richesse que la satisfaction de ce que l’on a. J’ai connu toutes sortes de faveurs, mais je n’ai pas trouvé de meilleure faveur qu’un bon conseil. J’ai connu toutes sortes de nourriture, mais je n’ai pas trouvé de meilleure nourriture que la patience. »
« Se faire des amis est la moitié de l’intelligence. Poser des questions est la moitié de la connaissance. Prendre des mesures est la moitié de la vie. »
« Ce monde n’est rien comparé à l’autre. Il n’est guère plus qu’un saut de lapin. »36
«  Quiconque évite de parler dans le vide, la sagesse lui sera accordée. Quiconque évite la curiosité, la modestie lui sera accordée. Quiconque évite le goût de la nourriture, le goût de la prière lui sera accordé. Quiconque évite la frivolité, la grandeur lui sera accordée. Quiconque évite la folie, l’honneur lui sera accordé. Quiconque évite l’amour de ce monde, l’amour de l’autre monde lui sera accordé. Quiconque évite de déplorer les défauts d’autrui, la possibilité de corriger ses propres défauts lui sera accordée. Quiconque évite de s’immiscer dans les secrets des attributs transcendants d’Allah, la dissipation du doute lui sera accordée. »
« Dix choses ne mûrissent pas sans le concours de dix autres : l’intelligence sans la chasteté ; la vertu sans la connaissance ; le salut sans la crainte ; le gouvernement sans la justice ; la dignité sans la décence ; le confort sans la sécurité ; la richesse sans le don ; la pauvreté sans la frugalité ; la souveraineté sans l’humilité ; l’effort sans la guidée divine. »
« On ne fera pas miséricorde à celui qui ne fait pas montre de miséricorde. On ne pardonnera pas à celui qui ne pardonne pas. Celui qui ne s’éloigne pas du péché ne pourrait atteindre la pleine soumission à Allah. »37
« Toute prière est suspendue entre terre et ciel. Elle ne monte pas tant que le Prophète (pbsl) n’est pas louangé. »38
« Laissez les marchands bien informés de la religion faire commerce dans nos marchés. »39
« Flatter quelqu’un en face de lui revient à l’abattre. »40
‘Omar écrivit à ses gouverneurs : « Pour moi, votre œuvre la plus importante, c’est la prière. Celui qui observe ses prières (rituelles) préservera sa religion. Celui qui n’observe pas ses prières (rituelles) la perdra sous peu. »41
Qadi Shuray écrivit à ‘Omar pour lui demander comment il devait juger. Ce dernier lui répondit : « Juge selon ce que tu trouveras dans le livre d’Allah. Dans le cas où il ne s’y présente aucune référence, rends-toi à la pratique du Prophète (pbsl). Si tu ne trouves aucune référence dans ces deux cas, juge selon les principes affichés par les serviteurs pieux d’Allah. Si tu n’y trouves encore aucune référence, fais-toi ton idée sur la question ou bien arrête-toi là. Mais si tu me demandes, la seconde (solution) est la meilleure. »42
« La prospérité et la pauvreté sont l’une et l’autre une piste. Peu m’importe laquelle j’emprunte. »
« La personne la plus intelligente est celle qui juge bien les actions des hommes. »
« Je peux évaluer le degré d’intelligence d’une personne aux questions qu’elle pose. »
« Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui. »
« Une fois qu’une tâche est reportée, il est difficile de la faire avancer de nouveau. »
« Quiconque ignore qui est Satan tombera facilement dans ses pièges. »
« Ne vous inclinez pas vers ce bas monde. Alors vous pourrez vivre librement, affranchis de votre ego. »
« Si vous ne vivez pas ce que vous croyez, vous commencerez à croire ce que vous vivez. »
« Vous ne pouvez pas parvenir à corriger des personnes à moins que vous ne vous corrigiez vous-mêmes. »
« Le plus ignorant des hommes est celui qui jette son propre devenir (litt. son propre au-delà) au détriment des avantages mondains que procurent les autres. »
« Le côté noble d’une faveur d’un service que l’on rend est de le faire sans tarder. »
« Le témoin caché d’un acte mauvais, c’est notre conscience. » (Un homme avait demandé au Prophète (pbsl) ce qu’était le mal. Le Prophète (pbsl) lui avait répondu ceci : Tourne-toi vers ton cœur pour savoir ce qui est mal ! Le bien, c’est ce qui réjouit le cœur, et ton cœur t’appellera à le poursuivre. Le péché crée l’anxiété et rend le cœur mal à l’aise, même si d’autres t’invitent à le poursuivre.)43
« Celui qui dissimule son secret peut se gérer lui-même. »
« Tachez d’être fort sans violence et d’être doux sans faiblesse. »
‘Omar, avec toute sa sagesse et sa perspicacité, avait coutume de prier ainsi : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi pour que Tu ne m’emportes pas soudainement loin de Toi, pour que Tu ne me laisses pas m’égarer et pour que Tu ne me comptes pas parmi les insouciants ! »44
Chaque soir, il se questionnait et faisait le point sur ce qu’il avait accompli durant la journée.45 Nous devrions nous-mêmes tirer profit de cette pratique pour nous former spirituellement. Par exemple, nous devrions nous demander chaque soir : « Qu’ai-je fait sur la voie d’Allah aujourd’hui ? » En effet, tout musulman doit prendre garde de ne pas être ignorant quant à ses missions terrestres et supraterrestres et de s’interroger avant d’être interrogé par Allah.
Veuille Allah nous aider à rendre facilement compte de notre vie le Jour du Jugement ! Veuille Allah nous aider à orner notre existence de bonnes actions et à mériter les bénédictions spirituelles propres à l’au-delà. Veuille Allah nous accorder le signe distinctif de ‘Omar, al-faruq, et nous permettre de distinguer la vérité du mensonge.
Amin.

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