PRINCIPES TIRES DE LA VIE DU CALIFE UTHMAN (644-656)

‘Uthman était un homme généreux, sage, doux, timide, humble et tendre. Le Prophète (pbsl) a dit de lui devant ses Compagnons : « La personnalité de ‘Uthman est celle qui me rappelle le plus la mienne. »

‘Uthman fut assassiné alors qu’il jeûnait et lisait le Coran. Il avait plus de 80 ans. Il fut poignardé et son sang se répandit sur le verset coranique suivant : « Alors Allah te suffira contre eux. Il est l’Audient, l’Omniscient. » (Coran, sourate Al-Baqara, 2/ 137)

‘Uthman, le troisième des quatre califes, était un Compagnon qui fut à la fois le gendre du Prophète (pbsl) et son serviteur. Il continua à servir l’islam au cours de la vie de ses deux prédécesseurs chargés du califat, Abû Bakr et ‘Omar, avant d’être lui-même élu à cette fonction.

Le Possesseur des Deux Lumières (Dhûn-Nurayn)

‘Uthman fut particulièrement brisé et anéanti lorsque Ruqayya, la noble fille du Prophète (pbsl), décéda. Et quand le Prophète (pbsl) le questionna au sujet de l’intensité de sa douleur, il répondit : « Ô Prophète ! Personne n’a autant perdu que moi. Non seulement je dois dire adieu à mon épouse bien-aimée, mais le lien de parenté qui existe entre toi et moi n’est plus également. » Quand ses proches lui suggérèrent qu’il pourrait se remarier, il déclara : « Je ne pourrai accepter personne comme beau-père après le Prophète (pbsl). Je ne pourrai pas épouser une autre femme après sa fille. »

Le Prophète (pbsl) fut extrêmement touché par cet élan d’amour et d’engagement. Aussi, après un certain laps de temps, il prit les dispositions nécessaires pour que ‘Uthman épouse une autre de ses filles, en l’occurrence UmmKulthum. Néanmoins, cette dernière mourut du vivant de ‘Uthman. Le Prophète (pbsl) lui dit à cette occasion : « Si j’avais une troisième fille célibataire, je te l’offrirais également en mariage. »46 Tels furent ses mots particuliers d’amour qu’il prononça à l’égard de ‘Uthman.
‘Uthman était un homme généreux, sage, doux, timide, humble et tendre. Le Prophète (pbsl) a dit de lui devant ses Compagnons : « La personnalité de ‘Uthman est celle qui me rappelle le plus la mienne. » ‘Uthman s’exprimait très clairement et était le plus éloquent des Compagnons. Il parlait peu, mais ce qu’il disait était toujours empli de sagesse.

Un monument de modestie et de componction

‘Uthman était un exemple de modestie et de componction. Même les anges se sentaient inférieurs à lui en ce qui concerne ces traits.
Un jour, alors que le Prophète (pbsl) conversait avec notre mère A’icha dans ses appartements privés, Abû Bakr leur demanda la permission de se joindre à eux ; il fut aussitôt admis. Puis, ‘Umar et Sa’d ibn Malik vinrent à leur tour et furent reçus de la même manière. Mais quand ‘Uthman demanda la permission (d’entrer), le Prophète (pbsl) mit un peu d’ordre et demanda à A’icha de se retirer derrière le rideau avant de saluer leur dernier visiteur.

‘Uthman se joignit à la conversation pendant un certain temps puis quitta les lieux. Après son départ, notre mère A’icha demanda au Prophète (pbsl) : « Quand mon père Abû Bakr est venu et que d’autres Compagnons nous ont rejoint, tu ne t’es pas redressé et tu ne m’as pas demandé de me retirer. Pourtant, quand ‘Uthman est venu, vous vous êtes tous deux redressés et tu m’as demandé de me retirer, pourquoi ? »
Le Prophète (pbsl) lui répondit : « Même les anges se redressent lorsqu’ils voient ‘Uthman. Comment aurais-je pu agir autrement ? Je jure par Allah que les anges eux-mêmes mettent de l’ordre lorsqu’ils voient ‘Uthman comme ils le font quand ils voient Allah et Son Messager. Si tu avais été avec moi au moment où ‘Uthman est entré, il t’aurait été incapable de prononcer un mot ou de lever le petit doigt. »

‘Uthman, ce monument de modestie et de componction, a dit : « Protégez l’œil de l’illicite est le meilleur moyen de confiner les désirs lascifs. » Il a toujours essayé de former les gens à cet égard.
Anas, un fameux Compagnon, raconta qu’un jour, alors qu’il était en chemin pour rendre visite au calife ‘Uthman, il remarqua une femme fort belle et fut attiré par sa beauté. Quand il se présenta devant ‘Uthman, il entendit avec surprise ce dernier lui dire : « Ô Anas ! Tu te présentes devant moi avec des signes d’adultère dans tes yeux ! »
Anas se sentit soudain honteux. « Est-ce que ce genre de révélation se poursuivra après le Prophète ? » demanda t-il. « Non, lui répondit ‘Uthman, ce n’est rien d’autre que de la perspicacité. »

Un jour, ‘Ali apporta de l’eau au Prophète (pbsl) pour les ablutions rituelles et lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Qui sera la première personne à être interrogée le Jour du Jugement ? »
Le Prophète (pbsl) répondit : « Ce sera moi. Je demeurerai auprès d’Allah aussi longtemps que je le désirerai, et partirai de là avec tous mes péchés pardonnés. »
‘Ali demanda de nouveau : « Qui viendra ensuite ? »
Le Prophète (pbsl) répondit : « Viendra ensuite Abû Bakr. Il demeurera auprès d’Allah aussi longtemps qu’il le désirera, et lui aussi verra ses péchés pardonnés. »
‘Ali demanda de nouveau : « Qui vient ensuite en troisième ? »
Le Prophète (pbsl) répondit : Viendra ensuite ‘Omar. Il demeurera auprès d’Allah aussi longtemps qu’il le désirera, et lui aussi verra ses péchés pardonnés. »
‘Ali demanda encore : « Et qui arrive en quatrième position ? »
Le Prophète (pbsl) répondit : « C’est toi qui suivra ‘Omar. »
‘Ali demanda : « Quand est-ce que viendra le tour de ‘Uthman ibn Affan ? »
Et le Prophète (pbsl) répondit : « ‘Uthman est une personne timide. J’ai prié Allah pour qu’Il ne le questionne pas et ma prière a été exaucée. »

‘Uthman aimait le Prophète (pbsl) plus que lui-même. Il considérait toutes les paroles qu’il disait comme des commandements. Avant que le traité de Hudaybiya ne fut signé, le Prophète (pbsl), à la tête d’une armée de pèlerins, organisa une trêve avec les idolâtres de La Mecque ; c’est dans ce contexte que ‘Uthman y fut envoyé en tant qu’émissaire du Prophète (pbsl). ‘Uthman dit aux idolâtres que les musulmans campés à l’extérieur de leur ville ne désiraient que visiter la Maison d’Allah (la Ka’ba) à La Mecque, puis retourner à Médine en paix. Les idolâtres ne furent nullement d’accord pour admettre les pèlerins (dans leur ville), mais invitèrent ‘Uthman à visiter seul la Maison d’Allah. Mais celui-ci déclara : « Je ne peux visiter la Maison d’Allah alors que le Prophète (pbsl) n’est pas autorisé à le faire ! Je ne peux la visiter qu’après lui et tant qu’il n’y est pas autorisé, je ne bougerai pas de là. »

Les idolâtres ne furent pas du tout contents. Le bruit se répandit dans le camp musulman que ‘Uthman avait été martyrisé. (Après consultation), le Prophète (pbsl) obtint l’approbation des Compagnons pour combattre les idolâtres par égard pour ‘Uthman. Pour bien montrer à quel point il était attaché à ‘Uthman, il plaça une main au-dessus de l’autre et s’écria : « Ô Allah ! Cette approbation unanime des Compagnons est pour ‘Uthman. Il est en effet à Ton service et au service de Ton Messager ! »
La rumeur était fausse ; cependant, peu de temps après, les idolâtres envoyèrent un émissaire pour faire la paix et ‘Uthman retourna sain et sauf.

Un soleil de générosité

‘Uthman est un symbole non seulement de loyauté, mais aussi de générosité. Il avait coutume de dire : « La prospérité n’est bonne que pour celui qui est reconnaissant et généreux » et il avait coutume d’agir conformément à ce qu’il disait. Il a libéré ou conduit d’autres personnes à libérer des centaines d’esclaves. »
Avant la bataille de Tabūk, qui fut l’une des plus critiques pour les musulmans, il fit don à l’armée de 300 chameaux entièrement équipés ainsi que 1000 dinars. Le Prophète (pbsl) fit à ce propos la remarque suivante : « La générosité de ce don permettra à ‘Uthman d’être protégé de tout ce qu’il fait. »

Lorsque ‘Uthman émigra de La Mecque vers Médine, il constata que les musulmans de Médine souffraient du manque d’eau. En effet, l’eau provenant de la plupart des puits de Médine n’était pas potable. Seul un puits, nommé al-Ruma, offrait de l’eau potable. Ce puits était détenu par un membre d’une des tribus juives de Médine qui vendait son eau aux musulmans.

Le Prophète (pbsl) demanda à son peuple : « Qui veut acheter le puits d’al-Ruma en échange d’un meilleur au paradis ? »
‘Uthman partit en vue d’acheter le puits en question, mais le propriétaire refusa. ‘Uthman, cependant, négocia avec lui et réussit à acheter une demi-part du puits, de sorte que les musulmans et les juifs pussent y avoir librement accès. Plus tard, l’occasion lui fut donnée d’acheter le puits complet. Le Prophète (pbsl) lui demanda alors s’il serait disposé à offrir le puits d’al-Ruma en charité, ce qu’il accepta de suite. Après cela, il n’y eut plus de pénurie d’eau à Médine.
On raconte que ‘Uthman lui-même allait puiser de l’eau au puits qui lui appartenait désormais, à l’instar d’autres personnes qui agissaient de la sorte. On raconte de même que cette générosité a conduit à la révélation du célèbre verset coranique suivant :
« Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis. » (Coran, Al-Fajr, 89/27-30)

Quand l’islam commença à se propager et que le nombre de personnes qui visitaient Médine se multiplia, la mosquée du Prophète (pbsl) ne devint plus assez spacieuse pour accueillir la congrégation et de nombreuses personnes dressèrent leurs tentes autour de la mosquée. Le Prophète annonça à cette occasion : « Celui qui étend notre mosquée, ne serait-ce que d’un seul mètre, ira au paradis ! »

‘Uthman dit au Prophète (pbsl) : « Ô Prophète ! Que tous mes biens te soient sacrifiés ! J’aurais voulu recevoir l’honneur d’étendre ta mosquée. » Puis le verset coranique suivant fut révélé :
« Ne peupleront les mosquées d’Allah que ceux qui croient en Allah et au Jour dernier, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat et ne craignent qu’Allah. Il se peut que ceux- là soient du nombre des bien-guidés. » (Coran, At-Tawba, 9/18)

‘Ali avait fait apporter son bouclier au marché afin d’en retirer quelque argent pour son mariage prévu avec Fatima. Entre temps, ‘Uthman reconnut que ce bouclier était celui de ‘Ali. Il dit alors au porteur : « Quelle somme le propriétaire de ce bouclier demande t-il pour ce bouclier ? » Le porteur lui répondit que le prix était de 400 dirhams en argent. ‘Uthman donna au porteur 400 dirhams et en rajouta 400 de plus. S’étant saisi du bouclier, ‘Uthman dit alors au porteur, en guise de message pour ‘Ali : « Personne ne mérite ce bouclier plus que toi ! La somme supplémentaire que tu trouveras permettra de couvrir tes frais de mariage. J’espère que tu nous excuseras pour cela. »

Voici un autre évènement mettant en évidence le caractère noble de ‘Uthman, notre modèle de générosité : Au cours du califat d’Abû Bakr, une famine sévissait à Médine. ‘Uthman importa du blé, porté par une centaine de chameaux. Poussés par la faim, les gens se précipitèrent pour en acheter. Certains même voulurent l’acheter plus cher que sa valeur en cours. Mais ‘Uthman dit à ces derniers : « Je n’en vends qu’à ceux qui paient plus que ce que vous offrez. » Ayant entendu ces paroles, les Compagnons allèrent voir Abû Bakr et se plaignirent à lui. Cependant, Abû Bakr réalisa ce que ‘Uthman avait en tête. Il leur dit alors : « Ne vous hâtez pas d’avoir ce genre de pensées à l’égard de ‘Uthman ! Il est le gendre du Prophète (pbsl) ; tous deux seront amis dans le paradis. Peut-être avez-vous mal compris ? »
Ainsi, tous ensemble, ils retournèrent vers ‘Uthman. Abû Bakr dit à ce dernier : « ‘Uthman, les Compagnons ont été bouleversés par ce que tu as dit. » ‘Uthman répondit : « Ô calife du Prophète ! Ils m’en ont offert sept fois plus que la valeur en cours. Je suis en train de vendre ce blé à Quelqu’un qui est prêt à l’acheter jusqu’à sept cents fois sa valeur actuelle. » Puis il offrit toute la quantité de blé aux pauvres de Médine ainsi que la viande de la centaine de chameaux : tous sacrifiés pour Allah.
Abû Bakr était ravi. Il embrassa ‘Uthman sur le front en disant : « J’ai compris de suite que les Compagnons t’avaient mal jugé. »

Un amoureux du Coran

La personnalité de ‘Uthman avait été éclairée par l’esprit de la Révélation. Il était en effet un amoureux du Coran. Il fit une fois la remarque suivante : « Il m’a été donné d’aimer trois choses dans ce monde : nourrir l’affamé, vêtir celui qui n’a pas de vêtement, et lire le Coran. »
Durant le califat d’Abû Bakr ; les différentes sourates du Coran avaient été assemblées de manière inconséquente et non selon un ordre spécifique. Quand ‘Uthman accéda au califat, il demanda à un groupe de Compagnons de compiler ces sourates selon un ordre spécifique ; il fit produire également de nombreuses copies de ce Coran nouvellement structuré et compilé. En l’an 30 de l’Hégire, il fit envoyer un certain nombre de ces copies dans les principaux centres du monde habité, lesdites copies devenant en conséquence des références en la matière. Cette œuvre commise par ‘Uthman empêcha l’émergence de différentes versions du Coran.
‘Uthman avait coutume d’embrasser le Coran à chaque fois qu’il se réveillait. Il disait : « Je déteste l’idée que je ne puisse pas lire le Coran jour et nuit. » Il le lisait si souvent qu’il en avait toujours deux exemplaires près de lui.
Abdurrahman ibn ‘Uthman al-Taymi a dit : « Une nuit, à son office, ‘Uthman a récité la totalité du Coran dans un seul cycle de prière. »

Engagement et modestie

C’était leur nature, mais aussi leurs principes qui élevèrent les fameux Compagnons du Prophète (pbsl) au rang d’étoiles dans les cieux spirituels. Bien après le triomphe de l’Islam, ils devinrent tous riches (matériellement) ; pourtant, malgré tout, ils continuèrent de mener une vie humble et modeste simplement par désir de suivre la voie du Prophète (pbsl).

‘Uthman portait des vêtements ordinaires et bon marché, mais ils étaient toujours propres. À la mosquée, il dormait à même le sol après la prière de midi alors que l’on pouvait souvent apercevoir sur son corps des marques causées par des pierres. Il offrait de délicieux festins aux gens, mais lui se contentait de vinaigre et d’huile d’olive pour assaisonner sa propre nourriture. Il passait des journées entières à jeûner et des nuits entières à prier, mais jamais il n’imposa à ses serviteurs de lui préparer l’eau nécessaire à ses ablutions en dehors de leurs heures de service.

‘Uthman était très attentif quant au fait de traiter les gens avec justice. Abul-Furat relata à cet effet un évènement tout à fait représentatif : « ‘Uthman demanda un jour à son serviteur de lui tirer l’oreille parce que lui-même l’avait fait à son égard. Au moment où le serviteur saisit l’oreille de ‘Uthman, ce dernier lui demanda de tirer plus fort, disant que les représailles ne sont limitées en ce monde qu’à une exactitude formelle, mais qu’elles ne le seront pas dans l’autre. »

 

‘Uthman le martyr

Les musulmans réussirent à conquérir de nombreux nouveaux territoires pendant le califat de notre maître ‘Uthman. La domination musulmane s’établit à Chypre, au Tabaristan (dans le nord de l’Iran actuel), à Tripoli et en Arménie. Les armées musulmanes attaquèrent les îles de Rhodes et de Malte, ainsi que la grande capitale byzantine, Constantinople. La plus grande partie de l’armada byzantine fut détruite en Mer Méditerranée et le commerce maritime musulman se hasarda vers des lieux toujours plus nombreux. De tels mouvements permirent la prospérité de bon nombre de gens habitant dans ces nouvelles terres musulmanes et d’enrichir le trésor de l’État.
La prospérité fut si conséquente que certaines personnes préférèrent les plaisirs de ce monde et les controverses politiques sur le contrôle de la nouvelle richesse, et le pouvoir commença à connaître des difficultés. La lutte devint une crise gouvernementale généralisée. Finalement, des insurgés venant d’Egypte, de Bassora et de Kufa se rassemblèrent à Médine et mirent le siège devant la demeure de ‘Uthman. Le blocus fut si sévère qu’ils l’empêchèrent d’utiliser l’eau du puits qu’il avait lui-même acheté et donné au profit des musulmans.

‘Uthman exprima manifestement le chagrin qu’il éprouvait et les mit en garde avec perspicacité contre les troubles qui allaient suivre. Il leur dit : « Je suis comme le père d’enfants qui ne lui obéissent pas de leur vivant et qui lui causeront encore du souci après leur mort. » Lorsque certains Compagnons qui l’avaient suivi lui suggérèrent de lever une armée pour anéantir ces rebelles, il refusa parce qu’il ne voulait pas introduire la violence au sein de la communauté, disant : « Je préfère mourir de persécution plutôt que d’aboutir à des effusions de sang. »

‘Uthman s’efforça malgré tout de donner des conseils aux rebelles, mais cela s’avéra d’aucune utilité. Finalement, ils firent irruption dans sa demeure et l’assassinèrent.
‘Uthman tomba martyr à un moment où il jeûnait et lisait le Coran. Il était âgé de plus de 80 ans. Il fut poignardé et son sang se répandit sur le verset suivant : « (…) Alors Allah te suffira contre eux. Il est l’Audient, l’Omniscient. » (Coran, Al-Baqara, 2/137)
Le Prophète (pbsl) dit à son sujet : « Je jure par Allah que ‘Uthman intercédera auprès d’Allah pour sauver soixante-dix mille musulmans du feu de l’enfer. »
Veuille Allah nous aider à saisir le sens de la sagesse de ‘Uthman.

Quelques paroles de sagesse énoncées par ‘Uthman

« Les personnes les plus sages sont celles qui régissent leur moi inférieur, accomplissent de bonnes actions pour le monde futur et utilisent la gloire d’Allah pour se prémunir contre l’obscurité de la tombe. »


« Laissez le serviteur craindre Allah, afin qu’il ne soit pas ressuscité aveugle, si maintenant il a des yeux ! Un mot significatif est suffisant pour le sage. Ceux qui sont spirituellement sourds ne peuvent pas entendre quand même… »


« Cinq choses définissent les signes des justes : ils tiennent compagnie à ceux qui œuvrent pour la religion. Ils régissent leurs désirs et préservent leur langue. Ils font la distinction entre les bons et les mauvais usages de la richesse quand d’autres sont enclins à oublier Allah et évitent de tomber dans l’illicite. Ils pensent que d’autres sont susceptibles d’être sauvés, alors qu’eux-mêmes sont susceptibles d’être perdus. »


« Les vrais musulmans possèdent six sortes de crainte : La première est la peur de perdre leur religion. En effet, il est dit dans le Coran : « Seigneur ! Ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés (…) »

et « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. »

La seconde est la crainte de connaître le déshonneur suite au rapport des anges qui ont consigné par écrit toutes leurs actions terrestres. Il est dit dans le Coran : « Ce jour-là, elle contera son histoire, selon ce que ton Seigneur lui aura révélé [ordonné]. »

La troisième est la crainte de voir leurs bonnes actions invalidées par Satan. Il est dit dans le Coran : Il dit : « Ô mon Seigneur, parce que Tu m’as induit en erreur, eh bien je leur enjoliverai la vie sur terre et les égarerai tous, à l’exception, parmi eux, de Tes serviteurs élus. »

La quatrième est la crainte d’être saisis par l’ange de la mort sans aucune préparation. Il est dit dans le Coran : « Et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). »

Le Prophète (pbsl), quant à lui, a dit : « L’homme meurt comme il vit et il est ressuscité et questionné comme lui meurt. »

(Il est à noter que ‘Uthman vécut pleinement l’obéissance aux principes énoncés dans le Coran et qu’il fut martyrisé et atteignit Allah pendant qu’il lisait le Coran). La cinquième est la crainte de se perdre dans les plaisirs de ce monde et d’oublier l’au-delà. Il est dit dans le Coran : « (…) Et la vie présente n’est qu’un objet de jouissance trompeuse. »

La sixième est la crainte de poursuivre les avantages familiaux et d’oublier Allah. Il est dit dans le Coran : « Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve et qu’auprès d’Allah il y a une énorme récompense. »


« Le monde est en effet éphémère, mais l’au-delà est éternel. Ne laissez pas ce qui est éphémère vous égarer et vous tenir à l’écart de l’éternel. Préférez l’éternel à l’éphémère. Ce monde est limité : vous tous retournerez à Allah. Craignez Allah. »


« Tâchez d’accomplir toute bonne action avant que la mort ne vous atteigne. »


Veuille Allah nous aider à agir selon ces principes et nous accorder la joie de profiter de la très distinguée compagnie de ‘Uthman. Veuille Allah graver son amour dans nos cœurs et nous permettre d’être les voisins de ‘Uthman dans l’au-delà !
Amin.

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